08/07/2008

GRAND LAUZE ??

un domaine très nature

petite discution avec xavier ledogar

A l’âge de 12 ans, les jours de vacances, j’accompagnais mon père dans les vignes. J’ai commencé par observer ce qu’il faisait, puis j’effectuais certains travaux « faciles » : Pré-tailler avec ma Grand-Mère, ramasser des « souquets » et bien sur vendanger en aidant celui qui traînait, et surtout conduire le tracteur ( rêve de tout enfant de vigneron).

Vers 15 ans, j’optais pour des études scientifiques, dans un lycée agricole tout de même. Il faut dire qu’enfermer, le temps me paraissait bien long et bien sur les résultats s’en ressentaient. Après chaque réunion parents-professeurs, je passais mes week-ends à la vigne mais, peu à peu cette punition devint un plaisir ; ce que n’appréciaient pas forcément mes parents. Durant les années 80-90, la viticulture était en crise. Mais à mes yeux, les bons cotés du métier l’emportés sur cette vie assez difficile. Malgré les aléas, notamment climatiques, être dehors, libre dans son travail, sans se soucier des horaires me paraissait très avantageux.

Au fil des années passées dans ce lycée, côtoyant quelques fils d’agriculteurs, j’appris à aimer le vin. Le plaisir de déguster, de boire, de ressentir ce dont est capable une simple souche me fascinait. Je sentais une passion naître. Restaient à convaincre mes parents. Ils ne semblaient pas d’accord sur cette idée. De temps en temps, je séchais les cours pour travailler les vignes mais après une forte réprimande, mon père me raccompagnait toujours à l'école. Cela dura 4 années, jusqu’au bac. Il me fallait faire quelque chose ; ne sait-on jamais : si je venais à le décrocher ? Où allait-on m’envoyer ? Ce jour-là, le temps était magnifique et, oubliant l’examen, me voilà parti à la pêche ! Le soir venu…mes parents ne comprenaient pas ce que je faisais avec un seau de palourdes …! Les explications furent vives et animées. C’est le moment que choisit mon père pour me dire : « Profites de tes vacances car en septembre tu seras aide familial ». Quel bonheur me procurait cette phrase !

Je travaillais donc 3 ou 4 ans avec lui. Ensuite, nous décidions d’acheter une cave afin de vinifier : simple formalité pour moi, mais mon père voyait son veux enfin exaucé. C’est le moment que j’ai choisi pour m’installer : 1997

C’est donc là que naquit le Domaine Grand Lauze

 notre sélection

la mariole, vin de pays d'oc

Nez de fruits rouges. Le vin est bien équilibré en bouche avec une matière plaisante qui s'ouvre à l'aération pour montrer un joli fruit, simple mais assez puissant. Le vin forme un bel ensemble qui se révèle assez persistant en fin de bouche. Carafé et servi un peu frais, le vin est vraiment plaisant et d'une qualité plutôt étonnante pour le prix.

le carignan, vin de pays d'auterive

100% Carignan issu de vieilles vignes plantées entre 1901 et 1940, donc plus d'un siècle d'existence pour certaines), vinifié et élevé presque sans soufre (20 mg/l de SO² total et 8 mg/l seulement de libre) suivant les principes de la bio-dynamie. Le domaine est en cours de conversion bio. La certification bio-dynamique Demeter sera la prochaine étape. La vinification se fait de façon naturelle sans levurage. Elevage en cuve avec quelques soutirages pour permettre au vin de se clarifier naturellement.
Les amateurs de vins nature seront comblés. Tout d'abord très agréable à voir sur une robe brillante, profonde et violacée. Avec un peu d'air, le nez s'ouvre sur un joli fruit noir épicé sans note oxydative. Bouche gourmande et croquante fleurant la garrigue, sans l'amertume que l'on retrouve souvent dans le Carignan. Un beau vin de copain savoureux et sans chichi.

a bientot

18:03 Écrit par Laurent dans VIns | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vin, rouge, mariole, carignan, corbiere |  Facebook |